L'assurance-vie finance l'économie productive
FFSA 06-08-2005
Notre pays génère peut-être trop d'épargne aux yeux de ceux qui scrutent avec inquiétude la faiblesse relative de la consommation des ménages, mais il a certainement besoin d'une épargne longue et plus encore qu'il n'en fabrique aujourd'hui. C'est en effet l'épargne longue qui peut seule garantir le financement de déficits publics nés de la volonté nationale de maintenir un haut niveau de protection sociale largement acquis à crédit ; c'est elle aussi qui permettra de couvrir les risques individuels de santé, de retraite et de dépendance inéluctablement liés au vieillissement démographique ; c'est elle enfin qui doit nourrir l'investissement de productivité des entreprises dans une économie où la durée du travail est artificiellement réduite, tout en finançant la croissance, la recherche et l'innovation.
Avec 44% du capital de l'indice phare de la Bourse de Paris et 59% des fonds levés par les opérateurs de capital-investiment nationaux, les investisseurs non-résidents apportent une contribution majeure à l'équilibre financier de long terme de notre économie, mais une telle estimation est évidemment fragile et le défaut d'attractivité du territoire se mesure à l'importance du déficit des investissements directs qui atteint 12,5% du PIB.
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